Ces traitements que nous croyions écologiques et qui ne le sont pas

L'impact écologique du chlore, brome, PHMB, oxygène actif, ozone et des rayons UV

Pour traiter l’eau de piscine, le chlore a longtemps dominé le marché malgré sa mauvaise réputation à cause de son prix plus accessible. Il existe aujourd’hui d’autres alternatives considérées plus écologiques comme le brome, le PHMB, l’oxygène actif, l’ozone et les rayons UV pour lui faire concurrence. Ces désinfectants, toutefois, ne sont pas sans inconvénients d’où la remise en question de leur usage écologique.

LES INCONVÉNIENTS ÉCOLOGIQUES DU BROME ET DU PHMB

Le brome et le PHMB désinfectent l’eau et la rendent désinfectantes, sans irriter la peau ou les muqueuses des baigneurs. En préservant ainsi les baigneurs des sensations désagréables reprochées au chlore, ces deux traitements sont réputés écologiques. Or, en tant que bactéricides et virucides non sélectifs, le brome et le chlore éliminent tous les micro-organismes et rendent l’eau « tueuse » de la biodiversité microbienne.

Le brome

En alternative au chlore, beaucoup de propriétaires préconisent le brome. Il désinfecte efficacement l’eau sans présenter les inconvénients du chlore. Inodore et non irritant pour l’organisme humain, sauf en cas d’exposition à des concentrations de vapeurs. Le brome a aussi l’avantage de bien résister aux rayons UV, aux variations du pH ou de la température de l’eau.

Le brome, en contrepartie, coûte plus cher que le chlore tant pour l’investissement que pour le fonctionnement. Son prix d’achat dépasse 30 à 40% de celui du chlore, auquel il faut également ajouter le coût d’un brominateur. En cas de traitement choc, les dépenses augmentent car le brome n’est compatible qu’avec l’hypochlorite de calcium ou l’oxygène actif, un produit encore plus onéreux.

Outre le coût, le brome présente quelques inconvénients écologiques. Lors du vidage d’un bassin traité au brome, l’eau rejetée est aussi polluante que l’eau traitée au chlore. L’eau traitée au brome devient toxique pour les micro-organismes aquatiques et souterraines. Par conséquent, il faut verser du chlore stabilisé dans l’eau avant de la rejeter dans le sol ou les égouts afin de neutraliser l’effet biocide du brome.

Le brome s’avère également très volatile même à froid, alors que ses vapeurs sont hautement nocifs pour la voie respiratoire. Une eau traitée au brome n’est donc pas totalement sans risque pour les baigneurs. Si vous devez vraiment utiliser du brome, préférez les pastilles de brome au brome liquide pour limiter les risques d’évaporation.
Prenez aussi la précaution de toujours porter des gants, un masque et des lunettes de protection lors de la manipulation car, outre l’émission de gaz toxique, le brome non dilué est très corrosif.

LE PHMB 

Le PolyHexaMéthylène de Biguanide est un pesticide créé en laboratoire vers 1960 et utilisé dans les piscines depuis les années 70. Il est particulièrement adapté aux spas de petit format ou équipés d’un filtre à sable.

Inodore et moins agressif que le chlore, le PHMB est non toxique pour l’organisme humain si sa concentration est égale ou inférieure à 50 ppm. Le produit offre aussi une haute résistante aux UV ainsi qu’aux pH et température élevés.

Les pastilles de PHMB coûtent plus cher que le chlore, le brome et le cuivre auxquels elles sont par ailleurs incompatibles. Il faut ainsi les associer avec d’autres traitements onéreux comme l’oxygène actif parce que le PHMB utilisé seul n’élimine pas les algues.

L’inconvénient majeur du PHMB, toutefois, c’est sa toxicité. En cas de surdosage de brome, il est impératif de vidanger une grande quantité d’eau. Et même si le dosage est correct, le bassin nécessite un vidage complet tous les 2 ou 3 ans. Le PHMB s’avère ainsi loin d’être écologique, ne serait-ce que pour cette surconsommation d’eau.

En outre, les tonnes d’eaux usées ne doivent pas s’évacuer dans les égouts sans traitement parce qu’elles perturbent la biodiversité aquatique et souterraine. Soit vous diluer l’eau avec du chlore pour neutraliser l’effet pesticide du PHMB, soit vous appeler un vidangeur professionnel.

L’EFFICACITÉ LIMITÉE DES DÉSINFECTANTS NATURELS

L’oxygène actif, l’ozone et les rayons UV sont des traitements respectueux de l’eau et de l’environnement. Ils ont toutefois un défaut commun : un effet non rémanent. Pour prolonger l’effet désinfectant sans le surcoût d’un usage non-stop, les propriétaires se voient contraints de les coupler avec des activateurs chimiques. La majorité des choix, malheureusement, sont portés sur le chlore, le brome et le PHMB alors que ces produits nuisent à l’écosystème. 

L’oxygène actif

Le peroxyde d’hydrogène ou oxygène actif, aussi écologique soit-il, est un produit chimique relativement efficace dans la désinfection de l’eau. Il est effectivement sensible aux ultraviolets, aux écarts de pH et de température. Un chauffage à plus de 30°C réduit ainsi l’effet antibactérien de l’oxygène actif, tout comme un pH supérieur à 7,6. 

Comme l’oxygène actif disparaît rapidement de l’eau, faute d’effet rémanent, il a besoin d’être stabilisé par des additifs. Le côté écologique de l’oxygène actif est donc remis en question puisqu’il faut l’associer à d’autres produits chimiques. Cela est d’autant plus vrai pour le traitement des spas ou piscines aux grandes dimensions, où le pouvoir désinfectant de l’oxygène actif doit être renforcé par d’autres antibactériens comme le brome ou le chlore. Autrement, l’usage de l’oxygène actif en tant que seul traitement principal va sûrement entraîner un surcoût colossal.

L’ozone

L’ozone est un gaz naturel utilisé pour la désinfection de l’eau. Il offre un moyen écologique pour désinfecter l’eau du bassin, mais seulement pendant l’exposition car l’effet n’est pas rémanent. L’eau s’infestera donc à nouveau lors de la baignade et comme solution, les propriétaires ont souvent recours au chlore, brome ou PHMB.

Les rayons UV

Les rayons ultra-violets sont des désinfectants écologiques mais ils ont le même inconvénient que l’ozone. L’efficacité est seulement de courte durée, d’où son association avec d’autres désinfectants chimiques.

Le traitement aux UV coûte également plus cher. Vous devez investir dans divers équipements comme un système de pré-filtrage, un stérilisateur et une lampe UV. Celle-ci doit être régulièrement renouvelée, tout comme les désinfectants additifs.

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